Antoine Boyer, guitares & Yeore Kim, harmonica

9 août

ANTOINE BOYER, guitares

YEORE KIM, harmonica

Attention, prodige ! Télérama

Un superbe guitariste. Alex Duthil – Open Jazz – France Musique
Album Caméléon Waltz 4****  Jazz Magazine

Le jeune virtuose balaie les répertoires, revendiquant son éclectisme. Un duo sans frontières avec la multi instrumentiste Yeore Kim à l’harmonica. Un bonheur ! Guitare Mag

Communiqué Tangram – Antoine Boyer & Yeore Kim

Tangram. Sept pièces, des milliers de combinaisons. Qualifié de casse-tête chinois par certains, ce jeu permet d’évaluer la créativité des joueurs. Antoine Boyer et Yeore Kim nen manquent pas pour composer non pas un puzzle mais une fresque musicale. Couple à la scène comme à la ville, ils dialoguent en sourires, en mines complices, en mutineries, créant tout au long de ce Tangram un jeu du chat et de la souris. Du haut de leur septet, ils livrent une symphonie jazz, free fondamentalement. Plus on est de fous 

Le temps ne fait rien à laffaire : jeune virtuose de la guitare, compositeur adepte des carrefours musicaux navigant de la musique classique au jazz manouche, en passant par le flamenco, la musique brésilienne et le rock , Antoine Boyer se joue des répertoires au fil de ses albums et de ses collaborations, tous azimuts. En duo et à lunisson de la talentueuse harmoniciste coréenne, mais aussi de son orchestre composé dune contrebasse, dune batterie et dun trio de cuivres (clarinette/saxophone, trompette et trombone), il saffranchit des académismes pour laisser libre cours à son imagination. Jeux de jazz, pompes manouches, clin d’œil pop, mèches rock progressif, sans oublier une valse à onze temps, Antoine Boyer et Yeore Kim échangent, digressent, sans tomber dans les grands discours : « Nous ne voulions pas cantonner les instruments dans leurs rôles habituels, la guitare jouant laccompagnement et lharmonica les thèmes, il fallait les sortir de leur zone de confort pour créer de véritables échanges« , résume le compositeur.

Cet album est le fruit dune rencontre aux antipodes, dune évidence : les futurs jeunes mariés se croisent lors dun festival de jazz à Taïwan en 2018 et, dès lors, écrivent leur romance en musique. Un homme, une femme, pas de mode demploi. Ils bouleversent les architectures : « Jai du mal à exprimer la musique avec des mots, la géométrie mest plus naturelle« , explique « lart-penteur« .

Tangram est une grande première, à plusieurs niveaux : premier duo avec sa femme, première composition pour orchestre, premiers pas parmi les instruments à vent. Antoine Boyer réalise un rêve : il y a là des cordes, des cuivres, mille couleurs, la douceur et les souffles brûlants, pour un mariage de lintime et du collectif. Cordes tirées, pincées, frottées, étouffées, caressées, la guitare se fait plurielle pour répondre aux envolées de lharmonica. Tantôt acoustique, tantôt électrique, électrisante, comme sur lhypnotique relecture d« Exit music for a film«  de Radiohead et son déferlement de distorsion. Les fans des Beatles hallucineront en découvrant le flamboyant arrangement de « Blackbird« , succès mille fois repris mais jamais entendu à de telles hauteurs, ou lespiègle variation d« Imagina » de Tom Jobim. Antoine et Yeore, le yin et le yang, la fougue en dénominateur commun.

Au fil des douze titres, le duo tisse de somptueux canevas, alternant symphonies, à limage de la pièce « After the Storm », qui pourrait être la bande originale dun film de science-fiction, et ballades au creux de l’épaule. Du swing, du groove, de la sensualité et des syncopes. Quartier libre enfin avec « Where is Polly Blue ? », le terrain de jeu dune guitare buissonnière, tordue, distordue, et « Mother to the world » hypnotique sur le fil des voix. Plus quun album, Tangram est une odyssée des espaces.