La Cenerentola/Cendrillon Giacomo Rossini

3 août - spectacle annulé
Gaspard Brécourt, direction
Clément Poirée, mise en scène

UN CHEF D’ŒUVRE DE GIACOMO ROSSINI

« Souffle sur cet opéra un vent de libération, de révolte joyeuse. On est emporté par la musique truculente et aérienne de Rossini dans un tourbillon onirique. »

 

Distribution :

POIRÉE Clément Metteur en scène
LABIB Pauline Collaboratrice artistique
CREFF Erwan Scénographe
PEREZ Carlos Lumières
SJODIN Hanna Costumes
Brecourt Gaspard Chef d’orchestre
Le Guérinel Franck Don Magnifico
Beuque Lamia Angelina,
Estephe Philippe Dandini
Tresmontant Camille Don Ramiro
Toulouse Matthieu Alidoro
Bertrand Morgane Clorinda
Ines  Berlet  Tisbe

« La Cenerentola est une comédie des erreurs, un carnaval où chacun inverse son rôle social ; un joyeux et impertinent jeu de chamboule-tout. Le prince se cache sous les traits du valet, le valet devient prince pour un temps, le philosophe devient mendiant, la souillonne devient princesse…
Souffle sur cet opéra un vent de libération, de révolte joyeuse. On est emporté par la musique truculente et aérienne de Rossini dans un tourbillon onirique. Cendrillon deviendra princesse, le père terrible tombera de son piédestal et tout cela, au nom de l’amour véritable.
Simplement pour en venir au vrai et au pur, il aura fallu cultiver les faux-semblants, les jeux de dupes et d’apparence. Ce paradoxe fait de La Cenerentola une merveilleuse machine à jouer, à se jouer des grands archétypes familiaux et sociaux. L’esprit de désordre règne et tout reprend vie. Ce qui saute aux oreilles c’est la légèreté et l’élan vital.
Nous ne sommes plus tout à fait dans le conte de Perrault ou de Grimm, mais plutôt chez Marivaux ou Shakespeare. En témoigne la figure ambiguë du prince qui, conseillé par Alidoro, son précepteur philosophe la raison a ici damé le pion à la magie, s’ingénie à manipuler son monde. Certes pour l’amour et la vertu… Il n’empêche, on ne peut s’empêcher au milieu de cette débauche joyeuse et frondeuse d’entrevoir le pendant de cette liberté naissante, d’en apercevoir le revers. Dandini se voit offrir les premiers rôles pour mieux être renvoyé à son statut de serviteur et conforter le pouvoir du prince. Le spectacle est le bras armé de la vérité et du pouvoir. Les rêves de Don Magnifico et de ses filles sont désagrégés. Reste le mariage royal.
C’est une splendide occasion de rêver avec Rossini et Ferretti à nos grands élans de libertés, mais aussi de jouer, avec le recul de deux siècles, à débusquer les germes de leurs suites en clair obscurs bel et bien présente dans cette œuvre empreinte d’enthousiasme. »