Paul O’Dette, luth

17 août
 Paul O′Dette, luth - photo Ian Malkin

Paul O′Dette, luth - photo Ian Malkin

 Paul O′Dette, luth - photo Ian Malkin

Paul O′Dette, luth - photo Ian Malkin

Vendredi 17 août – 21 h – Château de Biron

Paul O’Dette, luth

The Secret of the Muses

Musiques du 17e siècle, compositeurs : Nicolas Vallet, Gautier, Vieux Gautier, Giovanni Girolamo Kapsberger, Robert Johnson, Daniel Bachelar.

Paul O’Dette – biographie

Paul O’Dette – un des plus grands, sinon le maître incontesté du luth – a été décrit comme « le cas le plus évident de génie jamais touché par son instrument. » (Toronto Globe and Mail).
L’une des figures les plus influentes dans son domaine, O’Dette a contribué à définir les normes techniques et stylistiques les artistes de la musique ancienne au 21e siècle.

En plus de ses activités d’interprète, Paul O’Dette est un chercheur avide, ayant beaucoup travaillé sur les performances et les sources de la chanson solo italienne et anglaise du 17e siècle, des pratiques de continuo et de la musique pour luth. Il a publié de nombreux articles sur des questions de pratique de performance historique et a co-écrit l’entrée de Dowland dans le New Grove Dictionary of Music and Musicians.

Paul O’Dette est professeur de luth et directeur de la musique ancienne à l’école de musique Eastman et directeur artistique du Boston Early Music Festival.

Notes sur le programme

Le programme s’inspire de l’une des plus importantes sources de musique pour luth du début du 17e siècle, un grand manuscrit conservé au Musée Fitzwilliam de Cambridge, connu sous le nom de Lord Herbert of Cherbury’s Lute Book. Il contient 242 pièces des principaux compositeurs de luth anglais, français et italien de l’époque, dont John Dowland, Daniel Bachelar, Robert Johnson, Jacques Gautier, Jacob Polonois, Diomède Cato et Lorenzino di Roma. Le manuscrit est remarquable non seulement pour la qualité de son contenu et le grand nombre de pièces uniques, mais aussi pour la représentation de styles et de formes inconnues à cette époque. Le manuscrit nous donne un aperçu d’un répertoire riche, mais peu connu, de luth de la Renaissance, qui devait bientôt disparaître en faveur du luth baroque français. Le compilateur de ce manuscrit était Edward, Lord Herbert de Cherbury (1582-1648), l’ambassadeur de James 1er en France de 1619 à 1624, où il rencontra, et probablement étudia avec les principaux luthistes français de l’époque.

Au début du 17e siècle, trois styles distincts de luth se jouaient, chacun reflétant le goût de leur pays d’origine : les Italiens mettaient l’accent sur des passages virtuoses et les dissonances brûlantes, l’élégance et la délicatesse françaises, et la mélodie anglaise avec ornementation magnifiquement proportionnée. En même temps, ces pays s’influençaient les uns les autres, ce qui se traduisait par l’utilisation de l’ornementation française dans les pièces anglaises, l’imitation de la guitare italienne dans les Sarabandes et des motifs d’arpèges à la française dans les œuvres italiennes. Le mélange de ces styles, ainsi que la transition progressive des harmonies et des formes de la Renaissance vers le baroque, rendent ce répertoire particulièrement fascinant.

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